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Historique du football
On peut affirmer que le football trouve son origine dans la nuit des temps
si l'on songe que la balle est présente dans toutes les civilisations: de la
Chine d'avant Confucius à l'Égypte pharaonique, de la Grèce antique à
l'Amérique précolombienne. |
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Le jeu de balle
Disques suspendus aux arbres ou pierres rondes enfouies dans la terre,
symbole du Soleil pour les Indiens du Mexique, talisman ayant le pouvoir
d'ouvrir le ciel pour conjurer la sécheresse chez les Berbères, balles d'or
ou d'argent portées autour des villages irlandais le 1er mai, le
ballon, dont le premier fut sans doute une tête d'homme tué au combat, était
souvent lié à des rites magiques de fertilité et d'exorcisme. L'esprit
d'amusement n'est cependant pas absent de ces manifestations. |
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Les premiers jeux de balle
En Chine, le jeu militaire ju shu (ju signifiant «frapper du pied»,
shu nommant la balle faite de cuir rembourré) est évoqué dans un livre
datant de la dynastie Han (206 av. J.-C. à
220 apr. J.-C.). En Grèce, le géographe Hérodote décrit dès le Ve siècle av. J.-C.
des jeux de balle en Attique et dans le Péloponnèse. La conquête romaine
popularisera chez les légionnaires et les paysans certains de ces jeux, dont
l'harpaston, devenu harpastum: deux équipes se disputaient une
outre remplie de sable pour la déposer à un endroit déterminé. |
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| Ces jeux se perpétuent, avec des variantes, jusqu'au Moyen Âge. Ainsi, en
Bretagne, devait-on placer trois fois une balle dans un trou creusé dans le
sol pour gagner la partie; en Angleterre, des matchs opposaient hommes mariés
et célibataires; tandis qu'à l'inverse c'étaient des équipes féminines – mariées contre
célibataires qui se disputaient la balle. Même les hommes d'Église succombèrent à la
tentation: jusqu'au XVIe siècle, la cathédrale d'Auxerre
servit de terrain de jeu aux chanoines et aux choristes de la congrégation,
qui se livraient à de rudes combats pour la conquête du ballon. |
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La soule
Dans la France médiévale, le jeu favori est la soule. Dérivée de l'harpastum,
introduit par les troupes de César, la soule, ou ludos soularum (ce
mot a deux étymologies latines possibles, signifiant soit le «soleil», sol,
soit la «sandale», soles), est signalée en 1319 dans un édit de
Philippe V le Long. La soule (la cholle ou encore la choule),
ancêtre à la fois du rugby et du football, se jouait avec une boule, en bois,
en cuir rempli de foin ou de son, ou avec une vessie gonflée d'air. Pratiquée
par toutes les couches de la société, mais surtout par le peuple, elle
connaît un grand succès dès les XIe-XIIe siècles.
Aucune règle bien précise ne régissait ce jeu, il s'agissait simplement de
maîtriser le ballon à force de coups de pied, de coups de poing, parfois même
à l'aide d'un bâton recourbé, et de le porter à un but fixé d'avance: église,
étang, porche... La partie durait plusieurs heures – ou plusieurs jours! – et tout le
village pouvait participer. |
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Le fute ball
En Angleterre, à la même époque, se pratique un jeu de balle fort
semblable, connu sous le nom de fute balle, foote balle ou encore football.
Les rencontres étaient souvent d'une extrême violence, et il n'était pas rare
de voir des joueurs abandonner la partie pour cause de crâne fracassé. En
Angleterre, mais aussi en France, des décrets royaux interdisent à plusieurs
reprises ces jeux, qui provoquaient de trop grands désordres parmi les
populations. |
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Le calcio
La Renaissance italienne connaît elle aussi un jeu dérivé de l'harpastum,
le quico del calcio, codifié à Florence en 1530 et qui se
pratique encore une fois par an dans cette ville: deux équipes de vingt-sept
joueurs s'échangent la balle avec les pieds ou les poings pour l'envoyer
derrière une clôture au bout du terrain adverse. |
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Vers le football moderne
C'est en Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle, que se
développèrent puis se dissocièrent les différentes formes de soule. À partir
de 1828, sous l'impulsion de Thomas Arnold, principal du collège de
Rugby, la pratique du football s'intensifie dans les public schools.
Les règles y sont différentes selon la nature des terrains de jeu: ainsi, les
cours en dallage de Chatterhouse et de Harrow découragent chocs et mêlées et
favorisent le jeu au pied, ou dribbling-game.
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En 1848, les étudiants de Cambridge codifient le dribbling-game:
le nombre de joueurs, la durée du jeu... En 1863, la première fédération
apparaît: elle prend le nom du jeu, qui s'appelle encore «football
association» pour se distinguer du «football Rugby». Les clubs anglais se
multiplient, débordant largement le milieu universitaire, et sont invités, à
partir de 1871, à participer à la Cup Competition, ce qui va permettre
d'unifier les règles du jeu. Le premier championnat professionnel, ou football
league, débute en 1885. En 1905, plus de 10000 clubs anglais sont affiliés
à la Football Association. |
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Diffusion du football dans toute l'Europe
Dès la fin du XIXe siècle, employés de compagnies
maritimes ou télégraphiques, agents commerciaux, étudiants anglais
implanteront le football aux quatre coins de l'Empire britannique et dans
toute l'Europe, notamment en Suisse, au Danemark, aux Pays-Bas, en Allemagne
(à Hambourg) et jusqu'en Russie, à Saint-Pétersbourg. La diffusion se fait
également dans le sud de l'Europe, et plus particulièrement dans les villes
portugaises de Lisbonne et de Porto. En France, le premier club créé fut
celui du Havre. La Fédération internationale de football (FIFA) a été créée
en 1904. |
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L'internationalisation du football
Le football gagna aussi l'Amérique du Sud et s'y développa très rapidement
(ce continent a produit autant d'équipes championnes du monde que l'Europe). |
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| Au début du XXe siècle, sous l'impulsion des colons
belges, français et italiens, le football s'implante en Afrique, au Congo,
dans les pays du Maghreb, en Éthiopie. Longtemps sous-estimé et
sous-représenté lors des compétitions internationales, le football africain a
énormément progressé à partir des années 1980, comme l'attestent le Cameroun,
qui s'est fait remarquer en Coupe du monde dès 1982 et qui,
en 1990, ne s'est incliné qu'en quart de finale devant l'Angleterre, et
le Nigeria, médaille d'or au J.O. d'Atlanta en 1996. L'Afrique eut trois
représentants en phase finale du Mondial de 1994 aux États-Unis, et 5 dans la
phase finale du Mondial 98 en France. |
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| En Asie, la Chine compte plus de 40 millions de joueurs licenciés,
plus que toute l'Europe. Peu présente jusqu'à nos jours à l'échelon
international, à cause des politiques instables ou très fermées d'une partie
des pays de ce continent, l'Asie souhaite s'intégrer désormais au concert des
grandes compétitions internationales. Le Japon et la Corée du Sud
organiseront la Coupe du monde en 2002, et la Chine a organisé le
Championnat du monde féminin en novembre 1992. |
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Le football aux États-Unis
Aux États-Unis, le football, appelé soccer, est essentiellement
amateur et universitaire. C'est un sport «jeune», dans ce sens qu'il ne se
pratiquait guère il y a vingt ans. Aujourd'hui, il talonne le basket-ball et
surpasse le base-ball en nombre de joueurs. Il se développe surtout sur la
côte californienne, dans les États de New York et du Texas. Lors de la
Coupe du monde de 1994, les phases qualificatives pour la finale ont eu
lieu dans neuf villes, favorisant ainsi la diffusion du soccer dans un grand
nombre d'États. Après une tentative avortée dans les années 1970, le football
professionnel semble enfin s'implanter aux États-Unis avec un premier
championnat en 1996 avec 12 clubs. |
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